nerve cell

Être sur les nerfs et taper sur les nerfs sont des expressions communes au Québec et à la France. Il y a  cependant des variantes et d’autres expressions avec le mot « nerf » propres à chaque pays.

Au Québec, on dira de quelqu’un qu’il est sur le gros nerf, alors qu’en France on dira aussi qu’il a les nerfs, ou encore qu’il a les nerfs en boule, à fleur de peau, en pelote, à vif, ou tendus.

En parlant de quelqu’un d’énervant, on dira au Québec qu’il nous tape sur le gros nerf, qu’il nous fait prendre les nerfs, ou encore pogner* les nerfs. En France, on dira plutôt que quelqu’un nous porte ou nous donne sur les nerfs.

Au Québec, on peut interpeller quelqu’un en disant : Heille, les nerfs ! pour le sommer de se calmer. Plus vulgairement, on peut aussi ajouter un sacre: Les nerfs, estie !

Extrait de Fredak.com :
Calme-toi (calme tes nerfs). Pour accentuer : « les nerfs ‘sti ! » = « mais putain calme-toi !! ». Dans ce genre d’expression l’accent québécois est encore plus fort. Donc « nerf » se prononce « naère ».

Les Français utilisent aussi l’expression passer ses nerfs sur quelqu’un, qui signifie se défouler sur quelqu’un (qui n’est généralement pas la source du problème).

Il existe aussi deux expressions en France associant les nerfs à la guerre. L’expression le nerf de la guerre est citée par plusieurs auteurs connus sous la forme du proverbe L’argent est le nerf de la guerre. Cette expression est très ancienne et d’origine latine.

Extrait de L’Internaute.com :
Proverbe latin. Ce proverbe est cité par Cicéron et semble dériver de l’expression : « L’argent est le nerf des affaires. » Il semble avoir été rendu populaire en France par Rabelais dans Gargantua.

L’expression la guerre des nerfs désigne des méthodes utilisées pour saper les défenses d’un adversaire. Par exemple:

– Ils ne sont pas d’accord pour le divorce, alors en cour ça risque d’être la guerre des nerfs.

Pour finir, mentionnons l’expression paquet de nerfs, qui désigne une personne très nerveuse. Cette expression semble être utilisée plus couramment au Québec, bien qu’elle existe aussi en France.

—–

* Joual du mot « prendre ».

Extrait du « Dictionnaire québécois » :
Pogner : Verbe propre au langage populaire québécois. On l’utilise dans les cas suivants : [1] pour marquer l’acte d’attraper, de choper quelqu’un ou quelque chose ; [2] pour marquer l’acte de prendre quelqu’un sur le fait, de le pincer ; [3] pour indiquer que l’on comprend quelque chose, dans le sens de piger ; [4] pour signaler l’acte de s’émouvoir (ex ; ça me pogne aux tripes!).
Advertisements