Pour presser quelqu’un, au Québec on peut dire :

« Envoye, grouille ! »

Le verbe impératif « envoie » est un peu déformé et prononcé « envoye » (en prononçant le « y » en « ill »), ou même « enwoye ». Cette manière familière de prononcer ce mot est assez ancienne. En témoigne même cette chanson faisant partie du folklore québécois (les fameuses « chansons à répondre ») :

« Envoye, envoye, la p’tite, p’tite, p’tite

Envoye, envoye la p’tite jument… »

(voir sur ce site pour la suite de cette chanson)

De manière plus imagée, on pourra aussi utiliser l’expression : « Batince, accouche qu’on baptise ! » Cette expression témoigne du passé très catholique du Québec mais est aussi très crue et témoigne plus d’exaspération…!


En France, pour presser quelqu’un on dira plutôt :

« Vas-y, magne-toi ! »

Le verbe « se magner » peut aussi s’écrire, quoique plus rarement et d’un style plus recherché « se manier ». Il est l’équivalent du québécois « se grouiller ». « Vas-y » est une expression qui peut équivaloir au québécois « envoye ». Elle vient aussi des couches les plus populaires et est maintenant répandue en France dans le langage familier. Il est difficile de définir le sens de cette interjection. On peut même parfois entendre « Vas-y, attend ! » qui semble très aberrant si pris au premier degré ! Cette interjection n’a pas d’autre sens que d’interpeller quelqu’un avec véhémence ou exaspération. Dans cette phrase, le sens qui prévaut est donc « attends ».

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