Bien que ces mots soient communs à la langue française et québécoise, ils sont toutefois utilisés un peu différemment.

Au Québec, on utilise le verbe « sentir » pour le sens de l’odorat, senti par le nez (je sais ça a l’air un peu évident comme ça, mais voyez la suite…), et « goûter » pour le sens du goût, senti par la bouche…

Eh bien en France, il en est autre. On utilise souvent le verbe « sentir » en général, aussi bien pour les sens de l’odorat et du goût ou tout autre sens. Pour le sens du goût, ça peut donner par exemple : « tu sens le goût ?« 

On dit aussi « goûter » en France, lorsque l’on mange quelque chose pour la première fois ou pour en apprécier le goût : « j’ai goûter les biscuits« . Mais on ne dit pas que  » ça goûte quelque chose », mais plutôt « ça a le goût de quelque chose »… Attention, compliqué tout ça !

Reste qu’à chaque fois que je dis en France : « ça goûte bizarre ce truc-là« , tout le monde comprend mais tout le monde trouve cela très drôle. Mais voilà un mot que je ne perdrai pas, je trouve le québécois plus précis sur ce coup-là… D’ailleurs, pour le détail, on dit au Québec goûter à quelque chose mais en France goûter quelque chose…

Ouf, ça c’est fait…

Aussi, en France, le verbe « goûter » est utilisé pour une toute autre chose. C’est sûrement d’ici que vient une part de la confusion ci-dessus… Ici, il existe « un goûter » désignant un moment de la journée, vers 4 heures de l’après-midi, où on prend une collation (le plus souvent les enfants). On parle donc du goûter et ça donne : « Prendre son goûter » comme prendre son déjeuner. Le verbe « goûter » revient donc à l’action de prendre son « goûter »…

Publicités