J’ai tout de suite remarqué cette expression française, avec le usage figuré du mot botter qui ne semblait pas du tout avoir le même sens qu’au Québec…

En France comme au Québec, le mot botter a plusieurs sens figurés et l’expression la plus courante est certainement botter le cul ou les fesses de quelqu’un, ce qui veut dire l’urger à faire quelque chose.

Mais l’autre sens du mot botter qui existe au Québec est beaucoup plus vulgaire que celui utilisé dans l’expression française Ça me botte. Cela se dit plutôt botter quelqu’un et c’est toujours l’homme qui a la « chance » d’utiliser cette expression pour parler des rapports sexuels:

Heille Joe, j’ai botté Ginette !

L’homme peut même qualifier de « bonne botte » un acte sexuel ou une partenaire. Evidemment, cela s’entend comme une expression très vulgaire et plutôt irrespectueuse pour la femme. En France, les équivalents seraient « piner », « limer » (n’a l’air très agréable!), ou encore « tringler » (fait presque penser à un avortement sauvage!). Bien sûr, il y en a probablement encore d’autres.

Donc, voilà ce que j’avais en tête quand j’entendais en France, dans des contextes plus culturels :

Ça, ça me botte vraiment !

Euh…. (je trouvais ça un peu drôle d’entendre quelqu’un s’auto-attribuer une botte pour ainsi dire…) En France, cette expression veut tout simplement dire que quelque chose nous plait. Un peu de la même manière que les expressions ça me branche et je kiffe.

Voilà, c’est fait pour la botte. Cet objet polyforme…

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